samedi 12 novembre 2011
tournebroche ancien mural
dimanche 7 mars 2010
Fabrication des cavaliers d'échec au siècle dernier
Porte outils de ROTATIVE avec ses fers
Fraises servant à "sculpter" les cavaliers(regroupés en fonction de la forme et de la taille de ceux-ci)
Evolution des supports de fraises
Grosses fraises servant à réaliser les "joues" de certains cavaliers
Tour de Jean ainsi que quelques porte-outils
Tableau de fraises(on remarquera les différences énormes dans les dimensions)

Fraise-scie, support réalisé par le tourneur lui-même
Cavalier 1
Tout d'abord, avant de vous raconter les éléments que j'ai pu recueillir sur le tournage sur bois des cavaliers, je tiens à remercier Jean Cottet, fils du tourneur de Viry (Jura), qui a eu la gentillesse de me donner les outils ainsi que les tours que son père utilisait pour les confectionner.
L'évolution du tournage de la base a été faite comme celle des autres tournages sur bois, c'est-à-dire de façon classique à la main avec gabarits pour la régularité, puis avec les outils de forme (curette dans le Jura) avec fil relevé qui étaient le négatif de la pièce à réaliser .
L'ère industrielle arrive avec l'apparition de la rotative où l'outil tourne à grande vitesse (3 000 à 3 500 trs/mn). Celui-ci est composé d'un support sur lequel est fixé 2 ou 4 fers de forme selon les modèles. L'ébauchon (pièce de bois pré-calibrée) est approché au contact de celui-ci, la base des cavaliers étant soit solidaire de celui-ci, soit tournée séparément.
Ensuite venait ce qui a été un "secret" gardé pendant bien longtemps c'est-à-dire le tournage de la tête du cheval qui, en réalité, n'était pas du tout un tournage sur bois mais plus de la sculpture. A partir de ce moment du tournage, ce n'est plus la pièce de bois qui est en rotation mais des "fraises" (comme les sculpteurs sur pipes à l'heure actuelle).
Ces fraises étaient soit monobloc, soit vissées sur des supports eux-mêmes vissés sur le nez du tour. Nous retrouvons les premiers réalisés en bois par le tourneur lui-même, puis en laiton, puis en fer.
Le nombre de ces fraises était impressionnant puisque la fabrication du cavalier (photo 1) nécessite plus de 100 passages devant celle-ci avec 36 fraises différentes. Etant donné le nombre de modèles et la quantité de dimensions dans chaque forme, je vous laisse imaginer celui-ci.
La pièce de bois à sculpter était tenue soit à la main, soit avec des supports rudimentaires, ce qui fait que deux cavaliers n'étaient pas rigoureusement identiques.
samedi 26 décembre 2009
Anciennes techniques de tournage sur bois artisanal
Le perçage
Différents types d'outils étaient utilisés à l'époque pour réaliser les trous dans le bois, ils étaient appelés "perçoirs".
Les perçoirs en forme de cuillère à pointe que l'on ne trouve malheureusement plus.
Il y en avait deux sortes, ceux que l'on tenait à la main, c'est-à-dire pièce en rotation et perçoir fixe et l'inverse, c'est-à-dire le perçoir monté sur le nez du tour, soit vissé directement sur celui-ci ou monté par l'intermédiaire d'une pièce métallique conique (appelée triboulet), elle-même vissée sur le tour.
Les avantages de ce système sont le changement plus rapide du perçoir et le patinage de celui-ci lors d'un blocage dans le bois.
L'inconvénient de ceux-ci était un affûtage délicat qui se pratiquait non à l'extérieur mais à l'intérieur des lèvres.
Le gros avantage était que si l'on prenait la précaution de bien l'affûter, de débourrer souvent (comme dans tout perçage), nous avions un auto-centrage ce qui permettait la réalisation d'un perçage dans des pièces fines et longues.
vendredi 4 décembre 2009
Prochaines expositions
Vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 novembre 2011
Vendredi de 14 h à 20 h
Samedi de 10 h à 21 h
Dimanche de 10 h à 18 h
Fabrication et dégustation de gaudes avec les Alwati
Micropolis Besançon (25)
L'atelier est ouvert tous les jours sur RV .
Tel: 03 84 70 69 26
tourneriecouline@orange.fr
mardi 10 novembre 2009
Stages tournage d'art sur bois
Dans un cadre unique, vous pourrez vous adonner à votre passion favorite.
Des stages individuels et personnalisés vous seront proposés sur le tournage sur bois avec les dernières techniques (même si vous n'avez jamais tourné).
Si vous désirez faire un petit saut dans le passé, des tours à archet, à pédale sont à votre disposition pour vous permettre de voir comment nos anciens pratiquaient le tournage sur bois artisanal.
Un nombre important de vieux outils pour le métier ainsi que ceux pour des tournages sur bois spécifiques (cavaliers d'échec, robinets, pipes, etc., etc.) sont exposés et les techniques vous seront expliquées si vous le désirez.
Toutes les cartes sont dans vos mains puisque les dates, les horaires, les techniques, la durée, c'est vous qui décidez.
Pour tout renseignement complémentaire : tourneriecouline@orange.fr
dimanche 25 octobre 2009
Historique du tournage sur bois
Le tournage sur bois n'échappe pas à cette règle.
Quelques découvertes nous permettent cependant d'en faire une approche.
Pour la France :
- Dans la grotte des Ferrats (Charente), un mors de cheval tourné en bois de cerf a été retrouvé et d'après José Gomez de Soto, auteur des fouilles, la réalisation se situerait entre - 1400 et - 1300 avant J.C.
- Dans le dépôt de Villethierry (Yonne), la découverte d'une grosse quantité de bijoux ainsi que plusieurs centaines d'épingles.
- Dans le dépôt de Larnaud (Jura), des épingles entre autres ont aussi été découvertes et ces deux sites seraient datés aux environs de - 1200 avant J.C.
Pour l'Egypte :
Première trace de tournage sur le piètement du lit dans la tombe de Toutankhamon (- 1350 avant J.C.).
La plus vieille représentation connue de tourneur avec un banc de tour et la force motrice donnée par un deuxième homme retrouvée sur un bas-relief daté de - 300 av. J.C. dans la tombe d'un prêtre égyptien Petosiris.
- les tours dits "alternatifs".
- les tours à mouvement continu.
Vient ensuite l'alimentation hydraulique entraînant un "arbre" sur lequel un nombre plus ou moins important de poulies actionnait l'atelier complet (tour, scie, ponceuse, meule à affûter, etc.). L'arbre étant en permanence en mouvement, il a fallu inventer "la poulie folle" pour débrayer une machine sans arrêter tout l'atelier. L'inconvénient de la force hydraulique est un manque de régularité en fonction des saisons et des précipitations d'où l'installation d'étang ou retenue d'eau en amont pour permettre une utilisation prolongée. Les moteurs à vapeur puis à "huile lourde" servaient de tampon lorsqu'il n'y avait plus d'eau et ensuite certaines usines fonctionnaient uniquement à la vapeur. Enfin est arrivé l'électricité qui changeât beaucoup d'habitudes. Toutes ces énergies continuaient à entraîner ces fameux "arbres" dans les ateliers jusqu'à ces dernières décennies.





