samedi 27 octobre 2012

Fermes musées à "tué" Grand-Combe Chateleu(25)

Venez découvrir une ferme musée dans un charmant village du haut Doubs où les fermes à tué ou tuyé, suivant les écritures, sont extrêmement nombreuses.Vous y verrez la vie quotidienne des montagnons d'autrefois dans les pièces meublées d'époque et dans une grange où rien ne manque sur les activités montagnardes d'un temps qui n'est en fait pas si loin.Dans une deuxième ferme une forge datant de plusieurs siècles vous fera revivre ce dur métier.Une visite à ne pas manquer !
Site:www.atp-beugnon.fr



samedi 12 novembre 2011

tournebroche ancien mural

Vous trouverez sur ce blog un passionné des tournebroches à contrepoids.En plus de les collectionner il les restaure dans la plus pure des traditions tels qu'ils ont été fabriqués. Un blog à ne pas manquer pour les amoureux des vieux objets où le tournage avait sa place.tournebrocheancienmural.blogspot.com/

dimanche 7 mars 2010

Fabrication des cavaliers d'échec au siècle dernier





Porte outils de ROTATIVE avec ses fers





Fraises servant à "sculpter" les cavaliers(regroupés en fonction de la forme et de la taille de ceux-ci)





Evolution des supports de fraises




Grosses fraises servant à réaliser les "joues" de certains cavaliers




Tour de Jean ainsi que quelques porte-outils




Tableau de fraises(on remarquera les différences énormes dans les dimensions)





Fraise-scie, support réalisé par le tourneur lui-même



Cavalier 1


Quelques ébauches



Tout d'abord, avant de vous raconter les éléments que j'ai pu recueillir sur le tournage sur bois des cavaliers, je tiens à remercier Jean Cottet, fils du tourneur de Viry (Jura), qui a eu la gentillesse de me donner les outils ainsi que les tours que son père utilisait pour les confectionner.

L'évolution du tournage de la base a été faite comme celle des autres tournages sur bois, c'est-à-dire de façon classique à la main avec gabarits pour la régularité, puis avec les outils de forme (curette dans le Jura) avec fil relevé qui étaient le négatif de la pièce à réaliser .

L'ère industrielle arrive avec l'apparition de la rotative où l'outil tourne à grande vitesse (3 000 à 3 500 trs/mn). Celui-ci est composé d'un support sur lequel est fixé 2 ou 4 fers de forme selon les modèles. L'ébauchon (pièce de bois pré-calibrée) est approché au contact de celui-ci, la base des cavaliers étant soit solidaire de celui-ci, soit tournée séparément.

Ensuite venait ce qui a été un "secret" gardé pendant bien longtemps c'est-à-dire le tournage de la tête du cheval qui, en réalité, n'était pas du tout un tournage sur bois mais plus de la sculpture. A partir de ce moment du tournage, ce n'est plus la pièce de bois qui est en rotation mais des "fraises" (comme les sculpteurs sur pipes à l'heure actuelle).
Ces fraises étaient soit monobloc, soit vissées sur des supports eux-mêmes vissés sur le nez du tour. Nous retrouvons les premiers réalisés en bois par le tourneur lui-même, puis en laiton, puis en fer.
Le nombre de ces fraises était impressionnant puisque la fabrication du cavalier (photo 1) nécessite plus de 100 passages devant celle-ci avec 36 fraises différentes. Etant donné le nombre de modèles et la quantité de dimensions dans chaque forme, je vous laisse imaginer celui-ci.

La pièce de bois à sculpter était tenue soit à la main, soit avec des supports rudimentaires, ce qui fait que deux cavaliers n'étaient pas rigoureusement identiques.


samedi 26 décembre 2009

Anciennes techniques de tournage sur bois artisanal




Perçoirs "langue d'aspic"


Perçoirs forme gouge


Perçage et taraudage silmutanément


Pièce d'entrainement l'antipatinnage avant l'heure


Pièce d'entraînement des perçoirs


Perçoirs forme gouge entraînement par le tour


Le perçage


Nous n'aborderons pas ici le perçage au moyen de tours spécifiques à cet usage mais principalement du perçage manuel.
Différents types d'outils étaient utilisés à l'époque pour réaliser les trous dans le bois, ils étaient appelés "perçoirs".
Tout d'abord, les perçoirs en forme de langue d'aspic (langue de carpe ou queue de carpe) dont la pointe est triangulaire, affûtée des deux côtés en biseaux opposés, forme comparable à ceux utilisés pour le perçage de la pierre. Ils sont surtout utilisés dans les bois durs comme le buis, la racine de bruyère (pipiers). Une variante de ceux-ci était en forme ovoïde.
Les perçoirs en forme de cuillère à pointe que l'on ne trouve malheureusement plus.
Il y en avait deux sortes, ceux que l'on tenait à la main, c'est-à-dire pièce en rotation et perçoir fixe et l'inverse, c'est-à-dire le perçoir monté sur le nez du tour, soit vissé directement sur celui-ci ou monté par l'intermédiaire d'une pièce métallique conique (appelée triboulet), elle-même vissée sur le tour.
Les avantages de ce système sont le changement plus rapide du perçoir et le patinage de celui-ci lors d'un blocage dans le bois.
L'inconvénient de ceux-ci était un affûtage délicat qui se pratiquait non à l'extérieur mais à l'intérieur des lèvres.
Le gros avantage était que si l'on prenait la précaution de bien l'affûter, de débourrer souvent (comme dans tout perçage), nous avions un auto-centrage ce qui permettait la réalisation d'un perçage dans des pièces fines et longues.





vendredi 4 décembre 2009

Prochaines expositions



















L'atelier est ouvert tous les jours sur RV .
Tel: 03 84 70 69 26
tourneriecouline@orange.fr

mardi 10 novembre 2009

Stages tournage d'art sur bois



Dans un cadre unique, vous pourrez vous adonner à votre passion favorite.

Des stages individuels et personnalisés vous seront proposés sur le tournage sur bois avec les dernières techniques (même si vous n'avez jamais tourné).

Si vous désirez faire un petit saut dans le passé, des tours à archet, à pédale sont à votre disposition pour vous permettre de voir comment nos anciens pratiquaient le tournage sur bois artisanal.

Un nombre important de vieux outils pour le métier ainsi que ceux pour des tournages sur bois spécifiques (cavaliers d'échec, robinets, pipes, etc., etc.) sont exposés et les techniques vous seront expliquées si vous le désirez.

Toutes les cartes sont dans vos mains puisque les dates, les horaires, les techniques, la durée, c'est vous qui décidez.

Pour tout renseignement complémentaire : tourneriecouline@orange.fr

dimanche 25 octobre 2009

Historique du tournage sur bois



Comme dans toutes les techniques, il est très difficile de déterminer avec précision la date exacte à laquelle elle a été inventée.
Le tournage sur bois n'échappe pas à cette règle.
Quelques découvertes nous permettent cependant d'en faire une approche.

Pour la France :
- Dans la grotte des Ferrats (Charente), un mors de cheval tourné en bois de cerf a été retrouvé et d'après José Gomez de Soto, auteur des fouilles, la réalisation se situerait entre - 1400 et - 1300 avant J.C.
- Dans le dépôt de Villethierry (Yonne), la découverte d'une grosse quantité de bijoux ainsi que plusieurs centaines d'épingles.
- Dans le dépôt de Larnaud (Jura), des épingles entre autres ont aussi été découvertes et ces deux sites seraient datés aux environs de - 1200 avant J.C.

Pour l'Egypte :
Première trace de tournage sur le piètement du lit dans la tombe de Toutankhamon (- 1350 avant J.C.).
La plus vieille représentation connue de tourneur avec un banc de tour et la force motrice donnée par un deuxième homme retrouvée sur un bas-relief daté de - 300 av. J.C. dans la tombe d'un prêtre égyptien Petosiris.


EVOLUTION DANS LE TOURNAGE

  • les tours dits "alternatifs".
les premiers tours d'après des anciennes gravures représentaient deux personnes l'une en face de l'autre. La première tenant les deux extrémités d'une corde dont un tour mort était fait autour de la pièce et donnant un mouvement de va et vient,l'autre personne étant le tourneur lui même .Viennent ensuite  le tour à archet, le tour à perche et le tour à arc tous ces tours ont un mouvement de va et vient. L'avantage du tour à perche et à arc est que le mouvement de la pièce est donné par l'appui sur une pédale, ce qui libère l'autre main pour tenir l'outil contrairement au tour à archet où la main gauche (pour un droitier) sert de "moteur".


  • les tours à mouvement continu.
Tout d'abord, une grande roue avec une ou deux manivelles solidaires actionnées par une ou deux personnes, entraîne par l'intermédiaire d'une corde l'arbre du tour. Puis le tour, avec roue attenante, ou au-dessus du tour, roue qui était jumelée au vilebrequin ce qui permettait de transformer le mouvement linéaire en mouvement rotatif.
Vient ensuite l'alimentation hydraulique entraînant un "arbre" sur lequel un nombre plus ou moins important de poulies actionnait l'atelier complet (tour, scie, ponceuse, meule à affûter, etc.). L'arbre étant en permanence en mouvement, il a fallu inventer "la poulie folle" pour débrayer une machine sans arrêter tout l'atelier. L'inconvénient de la force hydraulique est un manque de régularité en fonction des saisons et des précipitations d'où l'installation d'étang ou retenue d'eau en amont pour permettre une utilisation prolongée. Les moteurs à vapeur puis à "huile lourde" servaient de tampon lorsqu'il n'y avait plus d'eau et ensuite certaines usines fonctionnaient uniquement à la vapeur. Enfin est arrivé l'électricité qui changeât beaucoup d'habitudes. Toutes ces énergies continuaient à entraîner ces fameux "arbres" dans les ateliers jusqu'à ces dernières décennies.