dimanche 25 octobre 2009

Historique du tournage sur bois



Comme dans toutes les techniques, il est très difficile de déterminer avec précision la date exacte à laquelle elle a été inventée.
Le tournage sur bois n'échappe pas à cette règle.
Quelques découvertes nous permettent cependant d'en faire une approche.

Pour la France :
- Dans la grotte des Ferrats (Charente), un mors de cheval tourné en bois de cerf a été retrouvé et d'après José Gomez de Soto, auteur des fouilles, la réalisation se situerait entre - 1400 et - 1300 avant J.C.
- Dans le dépôt de Villethierry (Yonne), la découverte d'une grosse quantité de bijoux ainsi que plusieurs centaines d'épingles.
- Dans le dépôt de Larnaud (Jura), des épingles entre autres ont aussi été découvertes et ces deux sites seraient datés aux environs de - 1200 avant J.C.

Pour l'Egypte :
Première trace de tournage sur le piètement du lit dans la tombe de Toutankhamon (- 1350 avant J.C.).
La plus vieille représentation connue de tourneur avec un banc de tour et la force motrice donnée par un deuxième homme retrouvée sur un bas-relief daté de - 300 av. J.C. dans la tombe d'un prêtre égyptien Petosiris.


EVOLUTION DANS LE TOURNAGE

  • les tours dits "alternatifs".
les premiers tours d'après des anciennes gravures représentaient deux personnes l'une en face de l'autre. La première tenant les deux extrémités d'une corde dont un tour mort était fait autour de la pièce et donnant un mouvement de va et vient,l'autre personne étant le tourneur lui même .Viennent ensuite  le tour à archet, le tour à perche et le tour à arc tous ces tours ont un mouvement de va et vient. L'avantage du tour à perche et à arc est que le mouvement de la pièce est donné par l'appui sur une pédale, ce qui libère l'autre main pour tenir l'outil contrairement au tour à archet où la main gauche (pour un droitier) sert de "moteur".


  • les tours à mouvement continu.
Tout d'abord, une grande roue avec une ou deux manivelles solidaires actionnées par une ou deux personnes, entraîne par l'intermédiaire d'une corde l'arbre du tour. Puis le tour, avec roue attenante, ou au-dessus du tour, roue qui était jumelée au vilebrequin ce qui permettait de transformer le mouvement linéaire en mouvement rotatif.
Vient ensuite l'alimentation hydraulique entraînant un "arbre" sur lequel un nombre plus ou moins important de poulies actionnait l'atelier complet (tour, scie, ponceuse, meule à affûter, etc.). L'arbre étant en permanence en mouvement, il a fallu inventer "la poulie folle" pour débrayer une machine sans arrêter tout l'atelier. L'inconvénient de la force hydraulique est un manque de régularité en fonction des saisons et des précipitations d'où l'installation d'étang ou retenue d'eau en amont pour permettre une utilisation prolongée. Les moteurs à vapeur puis à "huile lourde" servaient de tampon lorsqu'il n'y avait plus d'eau et ensuite certaines usines fonctionnaient uniquement à la vapeur. Enfin est arrivé l'électricité qui changeât beaucoup d'habitudes. Toutes ces énergies continuaient à entraîner ces fameux "arbres" dans les ateliers jusqu'à ces dernières décennies.


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