dimanche 7 mars 2010

Fabrication des cavaliers d'échec au siècle dernier





Porte outils de ROTATIVE avec ses fers





Fraises servant à "sculpter" les cavaliers(regroupés en fonction de la forme et de la taille de ceux-ci)





Evolution des supports de fraises




Grosses fraises servant à réaliser les "joues" de certains cavaliers




Tour de Jean ainsi que quelques porte-outils




Tableau de fraises(on remarquera les différences énormes dans les dimensions)





Fraise-scie, support réalisé par le tourneur lui-même



Cavalier 1


Quelques ébauches



Tout d'abord, avant de vous raconter les éléments que j'ai pu recueillir sur le tournage sur bois des cavaliers, je tiens à remercier Jean Cottet, fils du tourneur de Viry (Jura), qui a eu la gentillesse de me donner les outils ainsi que les tours que son père utilisait pour les confectionner.

L'évolution du tournage de la base a été faite comme celle des autres tournages sur bois, c'est-à-dire de façon classique à la main avec gabarits pour la régularité, puis avec les outils de forme (curette dans le Jura) avec fil relevé qui étaient le négatif de la pièce à réaliser .

L'ère industrielle arrive avec l'apparition de la rotative où l'outil tourne à grande vitesse (3 000 à 3 500 trs/mn). Celui-ci est composé d'un support sur lequel est fixé 2 ou 4 fers de forme selon les modèles. L'ébauchon (pièce de bois pré-calibrée) est approché au contact de celui-ci, la base des cavaliers étant soit solidaire de celui-ci, soit tournée séparément.

Ensuite venait ce qui a été un "secret" gardé pendant bien longtemps c'est-à-dire le tournage de la tête du cheval qui, en réalité, n'était pas du tout un tournage sur bois mais plus de la sculpture. A partir de ce moment du tournage, ce n'est plus la pièce de bois qui est en rotation mais des "fraises" (comme les sculpteurs sur pipes à l'heure actuelle).
Ces fraises étaient soit monobloc, soit vissées sur des supports eux-mêmes vissés sur le nez du tour. Nous retrouvons les premiers réalisés en bois par le tourneur lui-même, puis en laiton, puis en fer.
Le nombre de ces fraises était impressionnant puisque la fabrication du cavalier (photo 1) nécessite plus de 100 passages devant celle-ci avec 36 fraises différentes. Etant donné le nombre de modèles et la quantité de dimensions dans chaque forme, je vous laisse imaginer celui-ci.

La pièce de bois à sculpter était tenue soit à la main, soit avec des supports rudimentaires, ce qui fait que deux cavaliers n'étaient pas rigoureusement identiques.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire